La direction a transmis, en date du 3 avril, un message adressé aux managers, exprimant sa reconnaissance à l’ensemble des équipes mobilisées ces derniers mois, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du contrat SNCF et du projet TOO.
Si la CGT prend acte de ces remerciements et des mesures annoncées, nous regrettons une nouvelle fois que nos nombreuses sollicitations en amont n’aient pas été entendues. Le décalage entre les annonces faites à l’encadrement et la réalité vécue par lessalarié·es reste profond.
Nous rappelons que ces annonces sont intervenues dans un contexte de mobilisation spontanée, initiée dès le 27 mars sur les CRC de Blois et d’Angers, et élargie dès le 3 avril à d’autres sites. Ces mouvements, massivement suivis, traduisent un ras-le-bol généralisé face à une dégradation constante de nos conditions de travail.
À ce jour, plusieurs points demeurent sans réponse claire, ou appellent des ajustements urgents.
Tout d’abord, de nombreux·ses salarié·es ont été exclu·es des mesures annoncées. Nous pensons notamment aux collègues du Conseil Entreprise de Blois, aux équipes de soutien, aux salarié·es du site de Metz pour ne citer que quelques oubliés, ainsi qu’à celles et ceux des pôles Assistance Métiers, Satisfaction Clients, Performance, Transformation ou encore MH TECH. Si certains sont évoqués dans la communication managériale, aucun engagement concret n’a été pris.
Nous insistons : l’effort est collectif, la reconnaissance doit l’être également.
Cela pose question : était-ce un effet d’annonce ou un engagement réel ?
Ensuite, la proratisation unilatérale des primes est inacceptable. Cela revient à minorer l’engagement des salarié·es à temps partiel, pourtant tout aussi mobilisé·es. Toutes et tous ont dû adapter leur vie personnelle, travailler sous pression, parfois jusqu’à l’épuisement, au point d’en tomber malades. Résultat : des salarié·es en arrêt n’ont rien perçu, d’autres ont vu leur prime réduite au prorata de leur contrat.
Est-ce ainsi que l’on remercie le professionnalisme et la solidarité des équipes ?
Nous rappelons également que la CGT réclame depuis plusieurs mois une reconnaissance équitable pour toutes et tous, bien au-delà des seuls salarié·es affecté·es aux contrats SNCF ou QUATREM. Ce sont l’ensemble des équipes qui absorbent les surcharges, qui gèrent les urgences et qui maintiennent la qualité de service.
Enfin, la direction a évoqué une éventuelle prolongation des mesures pour le mois de mai. Nous vous interpellons aujourd’hui : qu’en est-il concrètement ?
Les salarié·es attendent des décisions claires, pas des promesses conditionnées.
La CGT réaffirme ses revendications :
- Une reconnaissance élargie à l’ensemble des équipes, toutes mobilisées, sans distinction arbitraire, avec des critères objectifs et transparents ;
- La fin de la proratisation des primes, et une régularisation pour les salarié·es exclu·es ou injustement minoré·es ;
- Des moyens humains supplémentaires, pour alléger les charges et préserver la santé physique et mentale des salarié·es ;
- Une réponse rapide et formalisée sur les engagements annoncés, assortie d’un calendrier clair de mise en œuvre des primes.